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Paul

Trouver des idées d'articles de blog n'est pas toujours facile

Comment trouver des idées d’articles pour son blog ?

par Webmarketing 0 commentaire

Si vous ramez pour trouver des idées d’articles pour votre blog, sachez que nous sommes tous passés par là. Fort heureusement, il existe des petites astuces pour retrouver de l’inspiration et relancer la machine. En voici quelques unes dans cet article.

Trouver des idées d’articles chez vos concurrents

La solution la plus simple consiste à jeter un œil chez vos concurrents. Après tout, ils occupent le même marché et ciblent la même clientèle. Bien entendu, il ne s’agit pas de copier leurs idées mais de s’en inspirer et d’apporter votre touche personnelle.

Une réelle source d’inspiration

Les blogs de vos concurrents sont une vraie source d’inspiration pour trouver des idées d’articles. Si vous pensiez avoir fait le tour de tous les sujets, vous pourriez être surpris des contenus produits par vos rivaux. Malgré leur expérience, il arrive que des entreprises se rendent compte qu’elles étaient loin d’avoir tout abordé. Elles prennent conscience de certains besoins de leurs clients et en font des articles qu’elles finissent par publier sur leur propre blog.

Dans tous les cas, sachez qu’il ne faut pas avoir de scrupules à observer la concurrence. D’abord parce qu’elle fait certainement la même chose de son côté. Ensuite parce que c’est le principe d’internet : avoir accès aux sites web et articles de n’importe quelle entreprise, y compris vos concurrents. Ne le prenez pas comme de l’espionnage mais comme de la recherche d’inspiration.

Démarquez-vous !

Si rien ne vous empêche d’aborder les mêmes sujets que vos concurrents, faites-le intelligemment. Tout d’abord, oubliez le copier-coller. Qu’il soit partiel ou intégral, vous risquez d’être pénalisé par Google pour cause de duplicate content (contenu dupliqué). Une sanction que je vous conseille vivement d’éviter…

La meilleure solution est de s’inspirer tout en se démarquant de vos concurrents. Pour cela, vous devez absolument apporter une plus-value à vos lecteurs. Votre plus grand concurrent a rédigé un article sur une thématique précise ? Reprenez ce sujet et ajoutez-y votre expertise. De plus, n’hésitez pas à adopter un angle original, un ton particulier ou un point de vue tranché. Vous vous démarquerez clairement en affirmant votre identité.

Trouver des idées d'articles de blog demande du temps

Écouter vos clients et abonnés

Qu’il s’agisse de clients réguliers ou de simples abonnés sur les réseaux sociaux, ils ont forcément des questions auxquelles vous pourriez répondre. Pour détecter des idées d’articles de blog, rien de mieux que de les écouter et demander leur avis.

L’écoute sociale

Avez-vous déjà entendu parler du social listening ? Cette méthode, que l’on traduit simplement par le terme « écoute sociale », consiste à analyser les avis et conversations des internautes sur les médias sociaux à propos d’un sujet ou d’une entreprise.

L’écoute sociale est idéale pour se rendre compte des interrogations et problématiques de votre clientèle cible. En analysant ce qu’il se dit sur votre marché, votre secteur d’activité ou vos produits, vous pourrez mettre en place des articles qui répondront aux questions des consommateurs. D’ailleurs, l’écoute sociale commence par l’analyse de vos propres supports avec les commentaires des abonnés sur vos réseaux sociaux ou ceux des internautes sur votre blog. Castorama est adepte de cette méthode pour son blog 18h39. Par la suite, vous pourrez trouver d’autres idées en vous rendant sur des médias sociaux comme les forums spécialisés.

Le social listening consiste à analyser les avis et conversations des internautes sur les médias sociaux à propos d'un sujet ou d'une entreprise. Cliquez pour tweeter

 

La demande expresse

Écouter, c’est bien. Demander, c’est mieux ! En tout cas, c’est plus direct et plus efficace. Imaginons que vous organisez un événement et que vous conviez le grand public à participer. N’est-ce pas l’occasion rêvée de discuter avec vos clients ou potentiels clients ? Parlez-leur, intéressez-vous à eux et essayez d’en savoir plus sur leurs besoins. Si tout se passe bien, vous devriez trouver des idées d’articles supplémentaires pour votre blog.

Bon, évidemment, toutes les entreprises n’organisent pas de soirées ou de rencontres de ce type. Dans ce cas, il est possible de diffuser un sondage sur les réseaux sociaux ou par email. Vous pouvez demander à vos abonnés quelles sont les thématiques qui les intéressent ou qu’ils aimeraient que vous abordiez dans vos contenus.

Dernière option : faire un point avec votre équipe commerciale. Après tout, c’est elle qui est en contact direct avec vos clients et prospects. À force d’échanger avec eux, elle connaît parfaitement leurs problématiques et les sujets qui les touchent. Par conséquent, vos commerciaux auront certainement quelques idées d’articles à vous souffler.

On peut trouver des idées d'articles de blog en demandant à ses clients ou abonnés

S’appuyer sur des outils

Pour trouver des idées d’articles de blog, certains outils vous seront d’une grande aide. Utilisés à bon escient, ils vous permettront de creuser de nouveaux sujets et de retrouver de l’inspiration pour vos contenus.

Les outils de veille

Les outils de veille donnent un aperçu général des articles publiés sur un sujet précis. Par exemple, Feedly vous permet de choisir une thématique et de sélectionner les sites et médias qui en parlent régulièrement. En un coup d’œil, vous pouvez observer les contenus publiés sur cette thématique et vous en inspirer. Il existe également Tweetdeck, une plateforme sur laquelle vous choisissez un mot-clé et avez accès à l’intégralité des tweets contenant ce terme.

D’autres outils de veille comme BuzzSumo ou Google Trends permettent de repérer les sujets tendances. Ces outils vous donnent une idée des termes les plus populaires dans votre secteur d’activité. Une bonne manière de trouver des sujets qui marchent !

Enfin, certaines plateformes offrent la possibilité d’analyser les mots-clés recherchés par les internautes sur Google. Si vous êtes dans l’immobilier, vous pouvez taper « prix immobilier » sur Yooda Insight. Ce dernier vous indiquera des mots ou expressions proches comme « prix immobilier par ville » ou « estimation prix m2 ». Avec cette méthode, vous pourrez rapidement élargir votre palette de sujets.

⇒  Lire aussi : Les 5 meilleurs outils webmarketing

Les suggestions de recherche de Google

Vous l’avez sans doute remarqué, Google propose des expressions au fur et à mesure que vous tapez votre requête dans la barre de recherche. C’est ce qu’on appelle les suggestions de recherche. Et elles vont grandement vous aider si vous avez du mal à repérer des idées d’articles.

Reprenons l’exemple de la requête « prix immobilier ». Avec un peu de malice, vous allez pouvoir jouer avec cette expression et trouver des suggestions analogues. Ajoutez des prépositions comme « pour » et vous vous retrouverez avec « prix diagnostic immobilier pour vente » ou « évolution prix immobilier pour isf ». De quoi trouver facilement d’autres idées, non ?

Les suggestions de recherche de Google permettent de trouver des idées d'articles de blog

Cette solution est simpliste mais n’est pas loin d’être la plus efficace. Car ces suggestions correspondent en réalité aux recherches les plus fréquentes à partir d’un mot-clé ou d’un début d’expression. Autrement dit, il s’agit de requêtes régulièrement tapées par les internautes sur Google. L’enseigne sportive Decathlon utilise notamment cette technique pour trouver des idées pour son blog Conseil Sport.

À vous d’utiliser cette méthode et d’en faire des articles. Vous pourrez ainsi vous positionner sur de véritables requêtes et améliorer considérablement votre référencement naturel.

 

La publicité Facebook a pris de l'ampleur depuis plusieurs années

Interview : Alexandre Iulianella, expert en Facebook Ads

par Interviews 0 commentaire

Consultant en marketing digital, Alexandre Iulianella s’est spécialisé dans la publicité Facebook. Dans cette interview, il aborde notamment les bonnes pratiques, les erreurs à éviter mais aussi les spécificités du e-commerce, secteur dans lequel il intervient.

Bonjour Alexandre. Avant de commencer, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Salut Paul et merci pour cette interview. Je m’appelle Alexandre Iulianella et je suis consultant en marketing digital spécialisé en publicité Facebook/Instagram. J’accompagne plus particulièrement les gérants de sites e-commerce et gérants de magasins pour augmenter leur chiffre d’affaires grâce à ces leviers d’acquisition.

Peux-tu expliquer comment fonctionne la régie publicitaire de Facebook ?

Pour faire simple, il faut choisir un objectif cohérent avec le but que l’on souhaite atteindre. Par exemple, si vous souhaitez avoir plus de vues sur une vidéo, l’objectif logique sera « Vues de vidéos ». L’objectif est le point de départ.

Ensuite, il faut construire son ensemble de publicités qui correspond au choix des audiences, des placements et du budget. Dans cet ensemble de publicités, il faut ensuite construire la publicité en elle-même. C’est-à-dire le texte publicitaire et le format (image, vidéo, carrousel, canvas…).

Interface de la régie publicitaire de Facebook

Les publicités apparaîtront seulement sur l’écran des personnes correspondant à votre audience. Pour illustrer cela, admettons que vous avez une salle de sport dans la région d’Annecy. Si l’on a sélectionné les personnes intéressées par la musculation et le fitness dans cette région, elles seront les seules à voir la publicité. Cette dernière apparaîtra sur les différents placements sélectionnés (le fil d’actualité Facebook/Instagram, la colonne de droite, les stories, Messenger ou encore les sites partenaires de Facebook).

À savoir que vous pouvez avoir plusieurs ensembles de publicités dans une campagne et plusieurs publicités dans un ensemble.

Beaucoup d’entreprises pensent que l’audience doit être la plus large possible. Pourquoi est-ce une grande erreur ?

C’est relativement simple. En reprenant l’exemple précédent, si l’on sélectionne toute la France alors que l’on a une salle de sport à Annecy, cela n’aura aucun intérêt et le retour sur investissement publicitaire (ROAS) ne sera pas optimisé. La pertinence de la publicité sera en chute libre et le budget sera utilisé pour une cible qui n’est pas concernée.

Cela se traduit par une perte sèche d’une partie de son budget, de la perte de temps et d’énergie. On ne gagne rien à cibler trop large ou à s’adresser à une cible qui n’est pas concernée.

 

« En publicité Facebook, on ne gagne rien à cibler trop large ou à s’adresser à une cible qui n’est pas concernée. »

 

D’autant que plus le taux de clic diminue, plus le coût par clic augmente. Cela devrait faire réfléchir les entreprises, non ?

Exactement, on en revient à la pertinence de la publicité et surtout du ciblage. C’est très important si l’on souhaite que son budget soit utilisé à bon escient afin d’avoir un maximum de résultats.

Plus on est précis, plus la publicité aura un impact important sur sa cible.

Justement, comment expliques-tu l’importance du ciblage aux entreprises qui ont du mal à le comprendre ? Parles-tu directement de coût par clic et de retour sur investissement ?

Je leur explique simplement, avec des chiffres, les conséquences que cela pourrait avoir sur leur budget et leur ROI (retour sur investissement). Si une entreprise souhaite viser large, il faut qu’elle soit consciente des pertes et des conséquences que cela peut avoir sur le ROI.

Toujours en reprenant l’exemple de la salle de sport, si l’on cible toute la France, il se peut fortement que plus de la moitié du budget parte en fumée…

Le budget d'une publicité Facebook peut vite partir en fumée

Avec un ciblage trop large ou imprécis, le budget d’une campagne peut vite être dilapidé.

 

C’est toujours compliqué d’expliquer ces éléments à quelqu’un qui ne travaille pas dans le webmarketing. Il y a un côté pédagogique…

Très clairement. Mais cela fait aussi partie intégrante de mon rôle. Si je ne sensibilise pas mes interlocuteurs sur certains indicateurs et si je ne leur explique pas un minimum le fonctionnement, ils restent dans une certaines incompréhension. Ce qui n’est pas agréable pour eux mais également pour moi, car nous ne serions pas en totale cohérence.

Pour aller plus loin dans le ciblage, il existe les audiences personnalisées. Peux-tu définir ce terme et comment le mettre en place ?

Les audiences personnalisées vont se baser sur certains comportements des visiteurs de son site web, par exemple. On peut créer une audience précise ayant visité une catégorie précise de son site, ce qui permettra de segmenter ses visiteurs dans des listes « invisibles ».

Pour créer cette audience, il faut installer le pixel Facebook. C’est simplement un petit bout de code à installer à la fin de la balise « head » de chaque page de son site web. Pas de panique, ce n’est vraiment pas compliqué ! Vous êtes guidé par Facebook pas à pas. Vous pouvez même envoyer les instructions à votre webmaster pour qu’il l’installe pour vous.

Ce bout de code vous permettra de suivre les conversions qui vont se dérouler sur votre site. Vous pourrez donc analyser le nombre de visites sur votre site, d’où provient le trafic, combien de temps les visiteurs sont restés sur votre site, quels achats ont été effectués en provenance de Facebook…

Création du pixel Facebook

Selon le comportement de vos visiteurs, vous pourrez ensuite créer des segments afin de pouvoir les contacter via des publicités pertinentes en fonction des pages visitées.

Les audiences personnalisées peuvent également se baser sur le comportement des utilisateurs Facebook avec votre page. Par exemple, si votre ligne éditoriale est de poster uniquement des vidéos, vous pouvez faire en sorte de créer une audience personnalisée composée de personnes ayant visualisé 25%, 50%, 75% ou plus de vos vidéos.

Ce qui vous permettra de vous adresser directement à eux dans de futures publicités et vous adresser à des utilisateurs vraiment intéressés par vos produits ou services.

C’est ce qu’on appelle le « retargeting » que l’on traduit par « reciblage ». Un terme qui prend tout son sens.

Effectivement, les audiences personnalisées servent essentiellement à recibler les visiteurs de son site. Ce qui permet, en moyenne, d’augmenter son taux de vente de 2,5%. Uniquement en utilisant le reciblage ! Imaginez les résultats si vous injectez du trafic qualifié sur votre site. Ces 2,5% peuvent prendre des proportions plus importantes.

Cependant, il faut faire attention à ne recibler que les bonnes personnes. Car le pixel va parfois prendre en compte des visiteurs qui sont restés sur votre site pendant une ou deux secondes, ce qui n’est clairement pas suffisant pour prouver que ces personnes avaient un fort intérêt pour vos offres.

Il existe donc une technique qui permet d’économiser jusqu’à 70% de son budget de reciblage. Mais je ne vais pas entrer dans les détails ici, l’interview serait interminable ! Si tes lecteurs veulent en savoir plus, je me ferais une joie de leur expliquer.

 

« En reciblant les visiteurs de son site, les audiences personnalisées permettent d’augmenter son taux de vente de 2,5%. »

 

Tu es spécialiste du e-commerce. En quoi ce secteur est-il propice au retargeting ?

C’est propice au retargeting car jusqu’à 70% des visiteurs (pas pour tous les sites) vont simplement faire ce que j’appelle des « repérages ». Ils vont regarder les produits qui leur plaisent et vont ensuite visiter d’autres sites pour comparer avant de faire leur choix. Si l’un de ces sites a mis en place une campagne de retargeting et pas les autres, il aura plus de chances de voir les visiteurs acheter ses produits.

Ce reciblage peut être utilisé pour des produits ajoutés au panier puis abandonnés, comme des produits simplement visités. Il y a plusieurs façons de faire du reciblage.

Sans dévoiler tes secrets, les entreprises que tu accompagnes sont-elles satisfaites des publicités Facebook basées sur le retargeting ?

Tout à fait, ce sont celles qui ont souvent de très bonnes performances car on propose un produit pour lequel le visiteur à montré un intérêt.

D’autre part, il est de plus en plus difficile de vendre de but en blanc et de manière directe sur Facebook. Car il ne faut pas oublier que les utilisateurs sont dans une démarche de découverte et non d’achat. On ne va pas sur Facebook ou Instagram pour acheter des produits. On va sur ces plateformes pour se divertir, découvrir du contenu.

C’est pourquoi il est très important d’avoir une stratégie publicitaire cohérente avec la plateforme utilisée. Sinon, les performances ne seront pas au rendez-vous. J’en parle d’ailleurs dans la rediffusion de mon webinar.

Il faut avoir une bonne stratégie pour réussir ses Facebook Ads

On en revient aussi à l’importance du ciblage…

La performance d’une publicité Facebook ou Instagram repose énormément sur le ciblage, mais pas que. Sans stratégie ni structure, un bon ciblage ne fera pas tout. Tout comme une publicité mal construite, avec un texte peu convaincant et une illustration peu avenante, ne permettra pas d’optimiser ses performances publicitaires.

Il y a un écosystème à respecter et à bien comprendre pour pouvoir espérer atteindre ses objectifs. J’aimerais également ajouter une chose : il ne faut pas s’arrêter sur un seul test. Il faut que vous analysiez par la suite les résultats, que vous émettiez des hypothèses d’optimisation et que vous les testiez. Sans cela, vous ne pourrez pas optimiser vos résultats sur le long terme.

 

⇒  Lire aussi : Interview de Lucas Maere sur la génération de leads et l’acquisition de clients

 

Comment améliorer le taux de conversion de sa landing page ?

Comment améliorer le taux de conversion de sa landing page ?

par Webmarketing 0 commentaire

En webmarketing, la landing page est un élément capital. Qu’elle permette de générer des leads ou des ventes supplémentaires, elle doit être étudiée et travaillée dans les moindres détails. Dans cet article, je vous propose une liste des meilleurs conseils pour améliorer le taux de conversion de sa landing page.

Une landing page, c’est quoi ?

Avant toute chose, prenons le temps de définir ce qu’est une landing page. Si vous avez un peu de mal avec l’anglais, sachez que le terme « landing page » se traduit simplement par « page d’atterrissage ». Rien de plus concret puisqu’il s’agit de la page sur laquelle l’internaute va atterrir sur votre site web.

Or, vous allez me dire que toutes les pages d’un site sont potentiellement des pages d’atterrissage. Et vous avez raison. Mais ce qui différencie cette fameuse landing page de toutes les autres pages, c’est son importance aux yeux de votre business. La landing page a été définie, créée et intégrée pour atteindre un objectif précis.

Cet objectif peut prendre plusieurs formes. Les plus courantes sont les suivantes :

  • Générer des ventes (l’internaute achète un de vos produits ou services)
  • Générer des leads par le biais d’un livre blanc (l’internaute transmet ses coordonnées pour télécharger le livre blanc)
  • Générer des leads par le biais d’un devis (l’internaute transmet ses coordonnées pour demander un devis)
  • Générer des leads par le biais d’un événement (l’internaute transmet ses coordonnées pour s’inscrire)

La landing page est donc la page sur laquelle vous allez miser pour convertir vos visiteurs en leads ou en clients. C’est la raison pour laquelle le taux de conversion d’une landing page fait partie des grandes préoccupations des responsables marketing. Plus il est élevé, plus l’entreprise pourra améliorer ses ventes et son chiffre d’affaires.

Augmenter le taux de conversion d'une landing page

Optimiser sa landing page

Maintenant que vous avez compris son importance, je vous propose quelques astuces pour améliorer le taux de conversion de votre landing page. On peut diviser ces conseils en trois catégories distinctes : la clarté du message, la mise en valeur de l’offre et la qualité de la mise en page.

Être clair et concis

Les professionnels du webmarketing sont unanimes : il ne doit y avoir qu’une seule et unique offre sur votre landing page.

Si vous commencez à proposer plusieurs offres sur la même page, vous risquez d’embrouiller votre visiteur et de ne pas le convertir. Il se sentira perdu et ne saura plus vraiment pour quelle raison il a débarqué sur votre page. En analysant vos KPI sur Google Analytics, vous observerez alors un taux de rebond élevé.

D’autre part, l’offre associée à votre landing page doit correspondre parfaitement à la promesse du lien sur lequel le visiteur a cliqué. Si votre publication est mensongère et qu’un internaute clique dessus, il n’y aura rien de pire que le moment où il comprendra que l’offre n’est pas si alléchante et qu’il s’est fait avoir. Dans ce cas, inutile de dire que votre taux de conversion ne suivra pas et sera en chute libre.

Mais être clair et concis, ce n’est pas que respecter les commandements de l’offre unique et de la promesse. C’est aussi utiliser des termes simples. À commencer par le titre de votre landing page qui doit être bref et compréhensible. Du côté du texte, optez pour quelque chose de court et orienté vers l’action avec des termes comme « Téléchargez » ou « Bénéficiez ». Idem pour le bouton – téléchargement, validation, achat – qui doit inciter à l’action de l’internaute. Il n’y a que de cette manière que vous pourrez augmenter le taux de conversion de votre landing page.

Pour la landing page de son e-book, HubSpot a choisi la sobriété avec un titre court et un design simple :

Un titre court et simple permet d'augmenter le taux de conversion d'une landing page

De la même manière, le formulaire que vous souhaitez faire remplir doit être simple et contenir peu de champs. Qu’il s’agisse d’un téléchargement, d’une inscription ou de l’achat d’un produit, la taille de votre formulaire sera inversement proportionnelle à votre taux de conversion : plus vous demanderez des coordonnées, plus l’internaute aura tendance à laisser tomber. Restez sur les fondamentaux et ne réclamez que les informations dont vous avez vraiment besoin.

Mettre l’offre en valeur

La deuxième étape consiste à mettre en valeur l’offre que vous proposez ou le produit que vous vendez. En exposant clairement sa valeur et en précisant pourquoi le visiteur à intérêt à souscrire ou acheter, vous vous donnez des chances supplémentaires d’augmenter votre taux de conversion.

Vous avez piqué la curiosité de l’internaute et réussi à le faire cliquer et atterrir sur votre landing page ? C’est le moment de vanter les mérites de votre offre ou votre produit ! Maintenant que vous savez qu’il est potentiellement intéressé, il vous faut développer votre argumentaire de vente et expliquer les raisons pour lesquelles il doit absolument passer à l’action.

Outre le fait de dire que votre offre est la meilleure sur le marché ou que votre produit est à la pointe de la technologie, il existe des méthodes détournées qui feront basculer vos visiteurs vers la conversion. Parmi elles, j’en conseille deux qui sont particulièrement efficaces :

  • La preuve sociale : utiliser des chiffres ou des témoignages clients permettant de mettre votre offre en valeur en expliquant qu’elle a déjà séduit d’autres personnes
  • Le sentiment d’urgence : jouer sur l’émotion et l’impulsivité pour pousser à l’action (l’utilisation du mot « maintenant » ou la mise en place d’une réduction font partie des éléments qui créent un sentiment d’urgence chez l’internaute)

Vous avez réussi une conversion sur votre landing page

Soigner la mise en page

On ne le dira jamais assez : le design d’une landing page est fondamental pour accroître son taux de conversion. Malgré tout, certaines entreprises continuent de bâcler leur mise en page et s’étonnent d’observer un taux d’abandon élevé sur leurs pages d’atterrissage…

Pour travailler votre mise en page, concentrez-vous d’abord sur les éléments suivants :

  • La charte graphique : le design global de votre landing page doit être simple, professionnel et en accord avec l’univers graphique de votre entreprise. Si c’est le cas, l’internaute se sentira tout de suite en confiance.
  • L’image : quel que soit l’offre ou le produit, le visuel est primordial. Vous devez absolument travailler vos images pour donner envie à l’internaute de franchir le pas.
  • Le texte : outre le fond, la forme de votre texte est importante. À titre d’exemple, il vaut mieux éviter les pavés et rester sur des listes à puces pour synthétiser votre message. Pensez également au gras pour mettre en évidence les informations principales.

Lorsque ce travail sera réalisé, vous aurez fait une grande partie du chemin. Mais la mise en page ne s’arrête pas là et vous auriez tort de ne pas penser à ces trois autres éléments :

  • Le bouton d’appel à l’action : le bouton sur lequel le visiteur doit cliquer pour « convertir » est un élément essentiel. Sa couleur doit attirer le regard et son texte doit être à la fois clair et incitatif. Par ailleurs, ne négligez pas l’importance de son placement en faisant en sorte qu’il soit parfaitement visible.
  • La ligne de flottaison : elle correspond à la limite en dessous de laquelle votre contenu ne sera visible qu’en faisant défiler la page vers le bas. Autrement dit, les éléments les plus importants de votre landing page ne doivent pas franchir cette limite. Votre visiteur doit pouvoir repérer les informations prioritaires – titre, offre ou produit, image principale, bouton voire formulaire – sans avoir à faire défiler la page.
  • Les distractions : pour améliorer le taux de conversion d’une landing page, il est préférable de supprimer toute distraction. Laissez l’internaute se concentrer sur votre offre en enlevant les liens et éléments superflus.

Que vous cherchiez à générer des leads ou à vendre des produits, la landing page est le baromètre de votre campagne. Si elle est optimisée, nul doute que vous atteindrez vos objectifs. Dans le cas contraire, vous risquez d’être déçu de vos résultats…

Par ailleurs, vous pouvez toujours tester deux versions de votre landing page et conserver la plus efficace.

En suivant les quelques conseils de cet article, je ne peux pas assurer que votre business va exploser et entrer en bourse mais je suis sûr d’une chose : vous observerez une nette augmentation du taux de conversion de votre landing page. Du coup, voici une petite infographie récapitulative qui vous permettra d’avoir tous les éléments en main pour optimiser votre prochaine landing page.

Cette infographie explique comment optimiser sa landing page

Les réseaux sociaux ne sont pas faits pour vendre

Non, les réseaux sociaux ne sont pas faits pour vendre !

par Webmarketing 0 commentaire

Que ce soit sur Facebook, Twitter ou Instagram, cela fait plusieurs fois que je tombe sur des publications d’entreprises qui vantent leurs produits ou services. Elles utilisent les réseaux sociaux dans un seul et unique but : parler de leurs offres. Dans cet article, je vous explique pourquoi c’est une grave erreur de communication et en quoi les réseaux sociaux ne sont pas faits pour vendre.

La fin du marketing traditionnel

Avec l’avènement du web et des réseaux sociaux, le marketing traditionnel s’est effondré. L’époque où les consommateurs étaient hypnotisés par la publicité et où les entreprises guidaient les comportements d’achat est révolue.

Trop de publicité tue la publicité

Depuis plusieurs dizaines d’années, la publicité est omniprésente dans nos vies. Elle nous accompagne et nous influence au quotidien. C’est comme ça que le marketing traditionnel s’est développé et a trouvé son rythme de croisière.

Or, les consommateurs sont arrivés à saturation et repoussent de plus en plus les messages publicitaires. À la télévision, ils baissent le son en attendant la fin des publicités. À la radio, ils changent de fréquence pour rester sur de la musique. Sur internet, ils utilisent des bloqueurs pour empêcher toute intrusion. Au téléphone, ils raccrochent au nez des prospecteurs (ne me dites pas que vous ne l’avez jamais fait). Bref, les consommateurs font tout pour éviter la publicité. Ils en ont marre des discours commerciaux.

Cette petite rébellion s’explique en un mot : internet. L’arrivée du web a bouleversé les comportements d’achat. Les consommateurs n’ont plus besoin de la publicité pour s’intéresser à un produit ou un service. Ils vont sur internet et se font leur propre avis en naviguant sur les sites et les réseaux sociaux des entreprises.

Les consommateurs ne veulent plus voir de publicité sur les réseaux sociaux

Comme vous, Marie n’en peut plus de la publicité.

 

Les réseaux sociaux, tout sauf un espace d’achat

Dans ce cadre, vous devez comprendre que les internautes ne vont pas sur les réseaux sociaux pour acheter. Ils y vont d’abord pour se divertir et échanger. Ce n’est qu’après avoir fait la connaissance de l’entreprise, compris son identité et développé une relation avec elle – qu’elle soit active en commentant des publications ou passive en suivant simplement ses actualités – que les internautes pourront envisager de passer à l’acte d’achat. Autant dire que le chemin est long.

Si les réseaux sociaux étaient un simple espace d’achat, il n’y aurait pas 2 milliards d’utilisateurs sur Facebook ou 1 milliard sur Instagram. Rappelez-vous que le consommateur moderne déteste la publicité et cherche à esquiver toute démarche commerciale.

En ce sens, il est peu probable que vous séduisiez votre audience en postant régulièrement des publications qui vantent vos mérites. D’ailleurs, c’est plutôt l’inverse qui va se produire. Vous allez la faire fuir et être catalogué comme une entreprise « forceuse ». Le pire qui puisse vous arriver…

Si les réseaux sociaux étaient un simple espace d'achat, il n'y aurait pas 2 milliards d'utilisateurs sur Facebook ou 1 milliard sur Instagram. Cliquez pour tweeter

 

Le marketing digital, une approche indirecte

Contrairement au marketing traditionnel, le marketing digital ne cherche pas directement à vendre. Sur les réseaux sociaux, l’entreprise doit d’abord se concentrer sur les besoins du consommateur et développer une relation de confiance avec lui.

Être customer centric

Comme je l’explique plus haut, les discours commerciaux n’ont pas leur place sur les réseaux sociaux. Pour attirer de nouveaux abonnés et générer de l’engagement sur leurs pages, les entreprises doivent cesser d’être dans cette démarche. Il leur faut oublier la logique basée sur le produit et adopter une approche customer centric (centrée client).

Cette approche consiste à être centrée sur le consommateur et ses centres d’intérêt. S’il s’est abonné à votre page Facebook, ce n’est pas pour vous voir parler de vos produits ou services à longueur de temps. C’est pour se tenir au courant des dernières nouvelles de votre secteur et profiter de votre expertise dans le domaine.

Les réseaux sociaux sont faits pour divertir et informer

Prenons l’exemple de Pierre. Du haut de ses 32 ans, il est passionné de voyages et de découvertes depuis tout petit. Pour l’heure, il a du mal à obtenir des vacances et n’est pas encore dans l’optique de se payer un voyage. Ce sera pour plus tard. En attendant, il souhaite rester informé des destinations touristiques en vogue et des pays qu’il pourrait visiter. Si vous êtes une entreprise évoluant dans le secteur du tourisme, pensez-vous que Pierre s’abonnera à vos réseaux sociaux si vous parlez constamment de vos offres ? Certainement pas. Ce qu’il recherche sur une page Facebook ou un compte Instagram, c’est de l’information et du divertissement.

Les entreprises qui ont compris cette approche centrée sur le consommateur sont celles qui marchent le mieux sur les réseaux sociaux. Leurs publications créent de l’engagement et des interactions parce que leurs abonnés aiment le secteur en question. Intéressés voire passionnés, ils se sentent impliqués et n’hésitent pas à réagir au post qui va les toucher.

Établir une relation de confiance

Lorsqu’une page réussit à fédérer des internautes autour d’une thématique, la deuxième étape est d’établir une relation de confiance sur le long terme. C’est ce palier qui va permettre à l’entreprise d’améliorer sa réputation et de convertir ses abonnés en potentiels clients. Or, cette relation de confiance entre une marque et un consommateur ne peut pas se développer par le biais d’un discours commercial. C’est tout simplement incompatible. Faire son auto-promotion fait partie des 7 péchés capitaux du content marketing et cela reste valable pour toutes les strates du web.

Seules des publications engageantes et pertinentes pour le consommateur ont le pouvoir de donner confiance et de tisser un véritable lien. Avec le temps, il prendra plaisir à les lire et réagira à certaines d’entre elles. C’est de cette manière qu’il s’intéressera de plus en plus à vous et pourra envisager de passer à l’achat.

Sur les réseaux sociaux, la relation de confiance entre une marque et un consommateur ne peut pas se développer par le biais d'un discours commercial. Cliquez pour tweeter

 

On comprend alors que le marketing digital n’utilise pas du tout les mêmes approches que le marketing traditionnel. Le premier, qui joue principalement sur l’émotion, est beaucoup moins frontal et agressif que le second qui mise sur la persuasion. Même si certains consommateurs continuent de répondre positivement à ce type de message très direct, la grande majorité d’entre eux préfèrent utiliser le web et les réseaux sociaux pour se faire un avis sur une entreprise et prendre le temps de réfléchir avant un achat.

Sur les réseaux sociaux, la démarche de vente ne concerne donc pas les publications organiques (destinées à vos abonnés). Elle est réservée aux publications sponsorisées qui restent indépendantes de votre stratégie organique. Si cela vous intéresse, vous pouvez consulter mon article expliquant comment réussir sa publicité Facebook en 5 étapes.

 

Mesurer ses actions avec les balises UTM de Google

Comment mesurer vos actions avec les balises UTM de Google ?

par Webmarketing 2 commentaires

Parfois ignorées par les entreprises, les balises UTM de Google sont pourtant un excellent moyen de mesurer l’impact de ses actions. Dans cet article, je vous explique à quoi elles servent et comment les utiliser dans le cadre d’une campagne webmarketing.

Les balises UTM de Google, qu’est-ce que c’est ?

Les balises UTM de Google, ce sont des éléments que vous allez ajouter aux URL vers lesquelles vous voulez emmener les internautes au cours de votre campagne. Prenons un exemple très simple : vous envoyez une newsletter et vous souhaitez générer du trafic vers votre boutique en ligne car vous proposez une vente privée sur vos produits d’automne. Voici à quoi ressemblera votre URL de destination si vous ne mettez pas de balise UTM en place : www.mon-site.fr/ma-boutique-en-ligne/

Maintenant, voici l’apparence de votre URL de destination si vous y ajoutez des balises UTM : www.mon-site.fr/ma-boutique-en-ligne/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=automne2018

Gardez à l’esprit que la page sur laquelle votre audience va atterrir est exactement la même. Ce qui change, c’est la présence de ces balises. Ces dernières vont vous permettre de mesurer le nombre de fois que cette URL a été visitée par le biais de ce mail grâce aux éléments newsletter, email et automne2018.

Concrètement, sans ces balises, Google peut vous indiquer le nombre de visites de cette page mais ne sera pas en mesure de vous indiquer précisément la provenance de ce trafic. En revanche, avec ces balises, il sera capable de vous dire combien cette page a enregistré de visites depuis ce mail.

Des courbes de trafic depuis les balises UTM de Google

Par conséquent, si vous utilisez plusieurs canaux de communication pour générer du trafic sur votre boutique dans le cadre de cette vente privée, vous pourrez savoir lequel a été le plus efficace. En plus de votre newsletter, admettons que vous avez aussi mis en place une publicité sur Facebook pour laquelle votre URL de destination ressemblera à ceci : www.mon-site.fr/ma-boutique-en-ligne/?utm_source=social&utm_medium=pub-facebook&utm_campaign=automne2018

Entre votre mail et votre publicité sur Facebook, Google pourra vous indiquer précisément le nombre de visiteurs issus de chaque canal. Vous pourrez comparer les deux et en tirer des conclusions sur leur efficacité.

Par ailleurs, cela permet d’analyser la performance de votre campagne d’automne (et uniquement de celle-ci) en l’isolant complètement des autres sources de trafic. Car ces balises UTM, comme vous l’avez sans doute compris, ne vont mesurer que les visites issues de cette campagne et mettre de côté le trafic habituel et quotidien.

Comment mettre en place des balises UTM ?

Rien n’est plus simple que la mise en place de ces balises UTM dans votre URL de destination. Pour ce faire, il suffit de vous rendre sur cette page et de remplir les champs proposés par Google. Plusieurs champs sont à votre disposition :

  • « Website URL » est votre URL de destination : www.mon-site.fr/ma-boutique-en-ligne/
  • « Campaign Source » est la source de votre trafic : newsletter ou social
  • « Campaign Medium » est le moyen utilisé dans le cadre de cette campagne : email ou pub-facebook
  • « Campaign Name » est le nom de votre campagne : automne2018

L'interface permettant de choisir ses balises UTM de Google

« Campaign Term » et « Campaign Content » sont des champs optionnels qui vous permettent d’entrer dans les détails si vous utilisez plusieurs types d’acquisition au sein d’une même source ou d’un même moyen. Pour commencer, je vous suggère de vous concentrer sur les champs obligatoires.

Lorsque vous aurez rempli ces cases, vous constaterez qu’une URL a été générée et qu’elle comporte ces balises. C’est cette URL que vous allez pouvoir copier et intégrer dans tous les canaux de votre campagne. Facile, non ?

Retrouver ses balises UTM sur Google Analytics

Après avoir mis en place ces balises UTM, vous allez donc utiliser cette URL générée et en faire l’URL de destination de votre campagne. Jusque-là, tout va pour le mieux.

Or, pour savoir si votre campagne webmarketing est efficace, il va falloir surveiller ses performances. Par conséquent, vous allez devoir retrouver ces balises UTM et analyser leurs résultats. Pour cela, connectez-vous sur votre compte Google Analytics et cliquez sur « Acquisition », « Campagnes » et « Toutes les campagnes ».

Le tableau qui apparaît vous présente un récapitulatif complet de vos campagnes. Le nom de la campagne qui vous intéresse se trouve dans la première colonne. Comme vous pouvez le constater, plusieurs indicateurs sont à votre disposition pour analyser votre campagne :

  • Dans la partie « Acquisition », vous pourrez repérer le nombre de visites générées par votre campagne. Cela permet de voir facilement si cette dernière a apporté du trafic sur votre site web.
  • Dans la partie « Comportement », vous pourrez comprendre la manière dont les visiteurs ont agi quand ils sont arrivés sur votre site. Le taux de rebond, le nombre de pages par session et la durée moyenne des sessions permettent de savoir si ces visiteurs ont navigué sur le site ou s’ils l’ont quitté rapidement.
  • Dans la partie « Conversions », plutôt dédiée au e-commerce, vous pourrez mesurer votre retour sur investissement en analysant le nombre de transactions réalisées et le chiffre d’affaires généré grâce à votre campagne (à condition d’avoir défini ces conversions sur votre compte Google Analytics).

Les balises UTM peuvent être analysées sur Google Analytics

Par ailleurs, vous avez certainement noté que l’on peut également cliquer sur le nom de la campagne pour avoir des résultats plus détaillés. C’est notamment le cas si votre campagne a plusieurs sources (newsletter et social si l’on reprend l’exemple cité plus haut) puisque les données seront maintenant divisées selon les différentes sources. L’occasion de voir laquelle a été la plus performante et a généré le plus de visites ou de ventes.

Dans tous les cas, analyser votre campagne webmarketing est une étape clé. Si vous avez mis en place des balises UTM et que vous ne suivez pas les performances de l’URL sur laquelle vous avez installé ces balises, cela n’a aucune utilité… Ainsi, que votre campagne batte son plein ou qu’elle soit terminée, vous devez absolument faire un tour sur Google Analytics et prendre connaissance de ses performances. Cela vous permettra de voir les éléments qui ont fonctionné et ceux qui n’ont pas marché.

Google Analytics est un outil puissant qui permet de calculer de manière précise les retombées de ses campagnes par le biais des balises UTM. Ce serait dommage de passer à côté !

 

Tracktor utilise le content marketing

Tracktor, le content marketing au service du BTP

par Études de cas 0 commentaire

Plateforme de location d’engins de chantier, Tracktor évolue dans un secteur pas forcément sexy : le BTP. Pour combattre cette triste réputation, l’entreprise a ouvert un blog qui traite différemment de ce domaine. Une stratégie de content marketing que je vous propose de découvrir.

Le BTP, ça ne fait pas rêver !

Vu de l’extérieur, le BTP n’est pas un secteur très excitant. Regroupant l’ensemble des activités liées au bâtiment et aux travaux publics, ce domaine ne jouit pas d’une belle réputation. On l’associe généralement à la pollution, aux nuisances sonores ou encore aux accidents du travail. Bref, le BTP n’a pas une très bonne image auprès du grand public. C’est le moins qu’on puisse dire…

De plus, les entreprises de ce secteur sont à la traîne sur le web. Les acteurs du BTP ont du mal à surfer sur l’essor du digital et ne sont pas encore convaincus des avantages de la communication numérique pour leur activité. Un constat qui renforce cette réputation de secteur « vieillot » et peu attirant.

Fort heureusement, il existe des exceptions. Certaines entreprises ont pris le contre-pied de cette situation en affirmant leur position sur le web. C’est le cas de Tracktor, une plateforme qui met en relation les professionnels du BTP pour louer du matériel de chantier. Comme Airbnb ou Blablacar, Tracktor a donc opté pour l’économie collaborative. Dans un secteur qui n’a pas encore trouvé sa place sur le web, le pari était risqué mais la formule efficace.

La bannière d'accueil du blog de Tracktor

Tracktor mise sur le content marketing

Pour se faire connaître et attirer les acteurs du BTP sur sa plateforme, Tracktor a misé sur le content marketing. L’entreprise publie régulièrement des interviews, des conseils et d’autres articles à forte valeur ajoutée sur son blog.

Un blog très humain

Sur le web, les contenus centrés sur l’humain sont souvent les plus appréciés. Tracktor l’a bien compris en créant une rubrique dédiée à ses partenaires et ses clients. Sous la forme d’une interview, le gérant d’une entreprise est interrogé sur son activité et ses habitudes de travail.

Avec un tel format, Tracktor cherche à ouvrir les portes d’un secteur plutôt méconnu. On en apprend un peu plus sur la façon de travailler des acteurs du BTP. Le domaine paraît beaucoup plus humain et collaboratif. Après s’être présenté, le gérant est amené à donner son avis sur Tracktor et expliquer les raisons pour lesquelles il a opté pour cette plateforme de location. Un témoignage qui sensibilise l’internaute à l’utilité d’un tel service dans le secteur du BTP.

D’une manière générale, l’interview est un format très efficace pour attirer du trafic qualifié. Elle permet par ailleurs :

  • d’alterner avec d’autres types de contenus
  • d’humaniser son content marketing

Mis en place dans un deuxième temps (le blog existe depuis 2015 alors que la première interview est apparue en 2017), ce format a redonné un second souffle au blog de Tracktor. Cette dimension sociale est un excellent moyen de donner du sens à la démarche de la plateforme.

L'interview est un format qui permet d'alterner avec d'autres types de contenus et d'humaniser son #ContentMarketing. Cliquez pour tweeter

 

Des conseils et bonnes pratiques

Comme expliqué dans cet article, ouvrir un blog permet de démontrer son expertise. Ce que Tracktor fait très bien en postant régulièrement des conseils et bonnes pratiques à destination de ses lecteurs. De « Comment équiper son chantier en électricité ? » aux « 5 conseils pour faire des économies en cas de mauvais temps », Tracktor s’attache à donner ses meilleures astuces pour faciliter le quotidien des professionnels du BTP.

L’entreprise prouve son savoir-faire et sa connaissance du domaine. Elle intervient également sur des sujets d’actualité avec des articles comme « Les 8 innovations qui bouleversent le BTP » ou « L’imprimante 3D à la conquête du BTP ». Autant de thématiques qui positionnent Tracktor comme un acteur majeur du secteur. D’autant que les contenus sont bien rédigés et accessibles à tout type de public. Même les moins avertis comme moi !

Article de Tracktor sur l'équipement en électricité d'un chantier

À travers ces différents conseils et bonnes pratiques, on retrouve l’un des rôles fondamentaux du blog d’entreprise : celui de répondre aux interrogations de sa cible. Ces questions se matérialisent par des recherches sur Google de la part des acteurs du BTP qui souhaitent bénéficier d’une expertise sur un sujet précis. Grâce au référencement naturel, Tracktor se positionne sur ces recherches et transmet son savoir-faire par l’intermédiaire de ses articles de blog.

À titre d’exemple, l’article « L’imprimante 3D à la conquête du BTP » apparaît en deuxième position sur Google si l’on tape « imprimante 3D BTP ». De quoi attirer les gérants intéressés par cette thématique sur le site web de Tracktor.

Encore une fois, cette catégorie d’articles montre que le content marketing ne consiste absolument pas à faire la promotion de ses services. Il repose avant tout sur la création de valeur et le partage d’informations sur un secteur donné. Avec ses nombreux conseils et bonnes pratiques, Tracktor est dans le vrai.

⇒  Lire aussi : Les 7 péchés capitaux du content marketing

Expliquer la transformation digitale du BTP

En début d’article, je disais que le BTP a une réputation de secteur « vieillot ». Les entreprises du bâtiment ont encore des modes de fonctionnement très anciens. Ce que Tracktor cherche à combattre en éduquant son audience au sujet de la transformation digitale et des grandes thématiques liées à la modernisation du secteur.

Pour preuve, le blog de Tracktor est fourni en articles traitant du web et de ses avantages pour les entreprises du BTP :

  • « Uberisation dans le BTP : quelles conséquences ? »
  • « Artisans du BTP, comment optimiser sa présence en ligne ? »
  • « 3 manières d’augmenter la visibilité de son entreprise BTP sur internet »
  • « Le Big Data à la conquête du BTP »

Ce dernier article sur le Big Data est particulièrement réussi. Avec des mots simples et peu de langage technique, il explique son importance et la manière dont il peut être appliqué au BTP.

Article de Tracktor sur le Big Data dans le BTP

Pour l’ensemble de ces contenus « éducatifs », la toile de fond reste les transformations du BTP dues aux nouvelles technologies et à l’essor du digital. Le but est d’amener le gérant à se poser des questions sur ses pratiques et ses possibilités d’évolution. À terme, il comprendra les avantages du web pour son activité.

En somme, ces articles sont un excellent moyen de sensibiliser les chefs d’entreprise au web. Ils leur permettent d’envisager une évolution de leurs pratiques et de se lancer dans l’utilisation de services entièrement digitaux comme la plateforme de location proposée par Tracktor.

 

⇒  Lire aussi : Comment trouver des idées d’articles pour son blog ?

 

Quels sont les KPI les plus importants sur Google Analytics ?

Top 5 des KPI les plus importants sur Google Analytics

par Webmarketing 0 commentaire

Aussi appelé « indicateur clé de performance », le KPI est une donnée permettant d’apprécier les performances d’un site web ou d’une campagne digitale. Il s’agit d’un élément de mesure indispensable pour n’importe quelle entreprise. C’est la raison pour laquelle je vous propose un Top 5 des KPI les plus importants sur Google Analytics, l’outil de référence pour analyser votre trafic.

1. Les canaux d’acquisition

Parce qu’il permet de connaître la source du trafic d’un site web, ce KPI est certainement le plus suivi. Et vous auriez tort de ne pas faire de même. En un coup d’œil, les canaux d’acquisition offrent la possibilité de connaître la provenance de vos visiteurs.

Sur Google Analytics, ce KPI est très facile à suivre. Il vous suffit de cliquer sur « Acquisition », de dérouler le menu « Tout le trafic » et de choisir « Canaux ». Les canaux d’acquisition de votre site web vont apparaître dans la première colonne du tableau. Voici un exemple avec la capture d’écran ci-dessous :

Les canaux d'acquisition sont certainement le KPI le plus important sur Google Analytics

Vous pouvez alors constater qu’il existe plusieurs canaux d’acquisition. Les principaux sont :

  • Organic Search : trafic provenant des moteurs de recherche
  • Direct : trafic provenant généralement de la saisie directe du nom de votre site dans la barre d’adresse (même s’il existe d’autres possibilités)
  • Social : trafic provenant des réseaux sociaux
  • Referral : trafic provenant de sites tiers (où se trouvent des liens vers votre site)
  • Email : trafic provenant des newsletters et campagnes d’emailing

Quand on évoque les KPI les plus importants sur Google Analytics, les canaux d’acquisition figurent souvent en tête. La raison ? Ils permettent de définir les supports sur lesquels vous êtes le plus performant en termes de génération de trafic.

Si vous misez beaucoup sur les réseaux sociaux et que votre canal « Social » ne figure qu’en 5e ou 6e position, il faudra peut-être tirer les oreilles de votre community manager et revoir votre stratégie. À l’inverse, si vous travaillez votre référencement naturel avec un blog d’entreprise et que votre canal « Organic Search » occupe une bonne position, cela signifie que vos efforts sont en train de payer.

En segmentant la provenance de votre trafic, ce KPI vous donne un excellent aperçu du travail réalisé sur vos différents supports.

2. Les pages visitées

Extrêmement important, ce KPI permet de voir quelles pages de votre site sont les plus consultées. Autrement dit, il vous indique clairement ce que vos visiteurs recherchent et ce qu’ils aimeraient y trouver.

Prenons l’exemple d’un e-commerce. Si vous observez que la page du produit X et celle du produit Y sont en tête des pages les plus visitées sur votre site web, cela démontre l’intérêt des internautes pour ces produits.

Pour suivre ce KPI sur Google Analytics, rendez-vous sur « Comportement » puis « Contenu du site ». Cliquez sur « Toutes les pages » et découvrez la liste des pages les plus consultées par les visiteurs de votre site. Vous remarquerez notamment que Google Analytics distingue les « pages vues » des « vues uniques ». La première donnée prend en compte les visites répétées d’un internaute alors que la seconde s’arrête au nombre d’internautes ayant visité vos pages.

Les pages visitées font partie des KPI les plus importants sur Google Analytics

Généralement, la page la plus visitée est la page d’accueil. C’est souvent celle sur laquelle les internautes atterrissent suite à une recherche sur Google ou après avoir directement tapé le nom du site web. Il est donc normal qu’elle soit en tête de liste.

Pour le reste, à vous d’analyser ce KPI en profondeur. Si vous jugez qu’une page est très importante (comme les pages de conversion) et qu’elle est peu visitée, essayez de la mettre en évidence pour que les internautes la remarquent et la visitent. Souvent, il suffit d’ajouter un bouton renvoyant vers la page pour que les visites augmentent significativement.

3. Le nombre de pages par session

Restons sur les pages avec un KPI tout aussi essentiel : le nombre de pages par session. Ici, il n’est plus question de qualitatif mais de quantitatif. Vous allez découvrir le nombre de pages que vos visiteurs consultent lorsqu’ils se rendent sur votre site web.

Cette donnée figure parmi les KPI les plus importants sur Google Analytics car elle indique si les internautes se plaisent sur votre site et poursuivent leur navigation. Par exemple, dans le cadre d’une campagne analysée avec des balises UTM, ce KPI montrera s’il s’agissait de simples clics de curiosité ou d’intérêts réels pour votre campagne.

Si vous restez bloqué à moins de 2 pages par session, cela signifie que les visiteurs ne veulent pas en savoir plus et décident de quitter prématurément le site. En revanche, si vous commencez à atteindre 4 ou 5 pages par session, vous êtes en droit de penser :

  • que l’ergonomie de votre site est bonne
  • qu’ils ont un fort intérêt pour votre activité

Ce KPI se trouve dans le tableau des canaux d’acquisition. Retournez donc sur « Acquisition », « Tout le trafic » et « Canaux ». Dans la colonne du comportement, vous pouvez voir le nombre de pages par session en fonction de la source du trafic.

Le nombre de pages par session est un KPI important sur Google Analytics

D’une manière générale, cette donnée en dit long sur le maillage interne et les liens qui existent entre vos différentes pages.

Si vos pages sont « indépendantes » et ne sont pas reliées entre elles par des liens ou des boutons d’appel à l’action, il est évident que votre nombre de pages par session sera faible. N’hésitez pas à travailler sur ce point en créant des connexions logiques entre vos pages. Cela facilitera la navigation et incitera l’internaute à consulter d’autres pages.

Le maillage interne et l'existence de liens facilitent la navigation et incitent l'internaute à consulter d'autres pages. Cliquez pour tweeter

 

4. Le taux de rebond

Le taux de rebond est étroitement lié au nombre de pages par session. Il correspond au pourcentage d’internautes qui ont consulté une seule page de votre site web. S’il est bas, cela signifie donc que les internautes atterrissent sur votre site et y restent en visitant de nouvelles pages.

Aux yeux des entreprises, ce KPI est fondamental. Il renseigne sur la capacité d’un site à retenir un visiteur et ne pas le laisser partir aussi vite qu’il est arrivé. C’est la raison pour laquelle il existe des extensions permettant de contenir les sorties en attirant l’attention de l’internaute.

Pour analyser votre taux de rebond sur Google Analytics, il faut observer la colonne se situant à gauche du nombre de pages par session.

Le taux de rebond figure parmi les KPI les plus importants sur Google Analytics

Pour vous donner un ordre de grandeur, on estime qu’un taux de rebond qui dépasse les 75% est trop élevé. On peut dire que cela devient intéressant lorsque vous passez sous la barre des 65%. Néanmoins, il n’y a aucune vérité absolue au sujet du taux de rebond. Cela dépend de nombreux facteurs comme le secteur d’activité.

Quel que soit votre domaine, je ne peux que vous conseiller de tenter de diminuer votre taux de rebond. Soyez clair dans votre communication et créez des liens logiques entre vos pages.

⇒  Lire aussi : Quand son taux de rebond passe de 75% à 25%

5. Les données démographiques et géographiques

Au vu de leur précision et des détails qu’elles offrent au sujet de vos visiteurs, les données démographiques et géographiques sont capitales pour votre activité. Il s’agit d’un des KPI importants sur Google Analytics car il permet de mieux connaître votre clientèle et d’affiner votre ciblage.

Parmi les données démographiques, celles sur l’âge et le sexe sont certainement les plus intéressantes. Si vous ciblez les femmes de plus de 45 ans et que vous vous rendez compte que les visiteurs de votre site web sont plutôt des hommes de moins de 30 ans, vous allez prendre conscience qu’il y a un souci. Je ne vous souhaite pas cette mésaventure mais cela peut arriver.

Pour observer ces données, rendez-vous sur « Audience » puis « Données démographiques ». Cliquez sur « Vue d’ensemble » et attendez que les graphiques apparaissent. Très vite, vous aurez un aperçu du type d’audience qui a l’habitude de visiter votre site web. Sur l’image qui suit, on peut apercevoir que c’est plutôt équilibré entre les hommes et les femmes et que la majorité des visiteurs ont entre 25 et 34 ans.

La démographie et la géographie sont des KPI importants sur Google Analytics

Il existe une autre donnée démographique à laquelle vous pouvez attacher de l’importance : les centres d’intérêt. Vous pouvez les trouver en cliquant sur « Centres d’intérêt » puis sur « Vue d’ensemble ». Cette catégorie est significative car elle indique si votre audience est globalement intéressée par votre secteur d’activité. Si vous êtes dans le domaine du tourisme et que les premiers centres d’intérêt sont le voyage et les divertissements, vous êtes dans le vrai !

Du côté de la géographie, cliquez sur « Données géographiques » et « Zone géographique ». Google Analytics vous donnera les pays dans lesquels vos visiteurs se trouvent. Vous pouvez affiner votre recherche en cliquant sur l’un des pays et découvrir les régions des internautes. À noter que si vous êtes dans un secteur plutôt local et que vous souhaitez aller plus loin dans la précision, vous pouvez remplacer « Pays » par « Ville » comme dimension principale du rapport.

De la même manière que l’âge, le sexe ou les centres d’intérêt, la zone géographique de votre audience est une belle indication sur vos clients ou potentiels clients.

 

⇒  Lire aussi : Les 5 meilleurs outils webmarketing

 

Réussir sa publicité Facebook en 5 étapes

Réussir sa publicité Facebook en 5 étapes

par Webmarketing 0 commentaire

Aujourd’hui, la publicité Facebook est un formidable moyen de générer du trafic vers son site web et d’augmenter ses ventes. Le problème, c’est que certaines entreprises ont encore du mal à la maîtriser. Si vous êtes dans ce cas, voici un petit guide pour réussir votre publicité Facebook en 5 étapes.

Installer le pixel Facebook

Avant de vous lancer dans votre publicité, vous devez d’abord installer le pixel Facebook sur votre site web. Ce bout de code joue un rôle essentiel car il vous permettra de mesurer l’impact de la publicité en suivant les actions de vos visiteurs.

Créer le pixel

Vous avez paniqué à la lecture de « bout de code » ? Ne vous inquiétez pas, la création et la mise en place du pixel Facebook sont très simples. Tout est prévu pour que les débutants s’en sortent facilement et puissent configurer leur pixel.

Dans un premier temps, il vous suffit d’accéder au gestionnaire de publicités, de cliquer sur les trois barres du menu puis de choisir « Pixels » dans la colonne correspondante. Jusque-là, rien de sorcier.

Pour réussir sa publicité Facebook, il faut installer le pixel sur son site web

Lorsque vous aurez créé et nommé votre pixel, Facebook va vous proposer plusieurs solutions pour le mettre en place. Ne vous embêtez pas à installer le bout de code manuellement et choisissez la solution la plus simple : l’intégration classique sur votre CMS (Content Management System). Vous serez guidé selon le CMS ou l’extension que vous utilisez pour votre site web. Le plus populaire est WordPress mais il se peut que vous soyez sur WooCommerce ou BigCommerce si vous avez une boutique en ligne.

Quoi qu’il en soit, cliquez sur celui de votre choix et laissez-vous prendre par la main. À noter que les indications données par Facebook pour chaque CMS sont aussi disponibles sur cette page récapitulative.

Définir une conversion

Comme expliqué plus haut, le rôle du pixel Facebook est de suivre les actions des visiteurs de votre site web. Après avoir cliqué sur votre publicité, leur comportement sera « tracké ». Cela vous permettra de voir s’ils sont allés au bout du processus (d’achat, d’inscription, de téléchargement).

Pour cela, vous devrez indiquer l’URL qui représente une conversion à vos yeux. Pour rappel, l’URL est l’adresse exacte des pages de votre site. Si vous avez un site e-commerce et qu’un achat se matérialise par l’apparition de la page « www.votresite.fr/confirmation-achat », on peut considérer que c’est cette URL que vous allez définir comme conversion à suivre par le pixel Facebook. Ainsi, chaque fois qu’un internaute aura procédé à un achat sur votre site après avoir cliqué sur votre publicité, le pixel l’indiquera dans son rapport.

Pour définir cette fameuse conversion, reprenez le visuel juste au-dessus et choisissez « Conversions personnalisées ». Cliquez sur « Créer une conversion personnalisée » et indiquez l’URL ou la partie de l’URL qui vous intéresse. Remplissez les derniers champs avant de valider votre conversion.

Réussir sa publicité Facebook passe par la définition des conversions du pixel Facebook

Maintenant que vous avez compris comment configurer le pixel Facebook, il vous faut déterminer l’objectif de votre publicité.

Déterminer un objectif

Si vous souhaitez lancer une campagne publicitaire sur Facebook, vous devez avoir un objectif en tête. Dans le cas contraire, votre publicité n’aura aucun sens et risque d’être complètement inefficace.

Pour vous-même

Le but de la publicité Facebook est de répondre à un besoin que vous aurez identifié. À ce besoin, vous devrez associer un objectif que la publicité va vous permettre d’atteindre. Il est donc logique de vous fixer un objectif en amont.

Par exemple, vous détenez un site e-commerce qui enregistre du trafic mais ne vendez pas assez de produits. Votre besoin est clairement identifié : accroître les ventes de votre site. Pour ce qui est de l’objectif, il sera d’améliorer votre taux de conversion, c’est-à-dire la part de visiteurs qui procèdent à un achat.

Pour Facebook

Dans tous les cas, vous devrez déterminer un objectif auprès de Facebook. La régie publicitaire du célèbre réseau social optimisera votre publicité en fonction de l’objectif que vous lui aurez indiqué. Ainsi, elle aura besoin de le connaître et de comprendre vos intentions.

Quand vous vous rendrez sur la page de création de la publicité, c’est la première chose que Facebook va vous demander. Preuve que cet élément sera la ligne directrice de votre campagne. Comme le montre le visuel ci-dessous, Facebook va vous proposer une dizaine d’objectifs parmi trois catégories : sensibilisation, considération et conversion.

Choisir son objectif est la première étape pour réussir sa publicité Facebook

Pour des objectifs basiques comme la portée ou les interactions, le pixel Facebook ne sera pas utile. En revanche, si l’on reprend l’exemple du site e-commerce et du suivi des achats, on se dirigera naturellement vers l’objectif « Conversions » pour lequel le pixel sera indispensable.

N’hésitez pas à prendre le temps d’analyser chaque objectif pour déterminer lequel répondra le mieux à votre besoin. Un objectif est unique et ne peut pas être modifié en cours de campagne.

Déterminer une audience

Pour de multiples raisons, la définition de votre audience est capitale pour votre publicité. Les internautes que vous souhaitez cibler devront correspondre parfaitement à l’offre ou au produit que vous proposez.

Choisir une audience précise

Dans le cadre des publicités Facebook, il existe une règle sur laquelle tout le monde s’accorde : plus l’audience est précise, plus votre publicité sera efficace. Cela peut paraître contre-intuitif car vous pourriez penser qu’une audience large permettra d’atteindre un maximum de personnes. Et vous n’auriez pas tort… Mais le but de votre publicité n’est pas de toucher tous les internautes présents sur Facebook. Il est de toucher ceux qui seront potentiellement intéressés par votre offre. Spécialiste du sujet, Alexandre Iulianella l’explique très bien dans cette interview sur la publicité Facebook.

En d’autres termes, misez sur le qualitatif plutôt que le quantitatif. En ciblant une audience précise, Facebook va concentrer ses efforts sur ce groupe de personnes. Votre publicité sera diffusée auprès de cette audience et n’ira pas se perdre sur les écrans d’internautes qui ne sont pas vraiment intéressés par votre activité.

Si vous voulez réussir votre publicité Facebook et avoir un bon taux de clic, votre audience doit être en adéquation avec votre offre. Cela nécessite de bien connaître sa clientèle cible car l’outil de définition d’audience de Facebook va très loin. Il propose les critères de base comme l’âge, le sexe ou la localisation géographique mais aussi des critères extrêmement précis comme le niveau de diplôme, les centres d’intérêt ou les comportements. À vous de viser juste !

Créer des audiences personnalisées

Connaissez-vous le retargeting ? Cette technique, que l’on peut traduire par « reciblage », consiste à diffuser des publications auprès d’internautes qui ont déjà montré de l’intérêt pour votre entreprise. Ce terme un peu barbare est entré dans le jargon du webmarketing car il s’agit d’une méthode très efficace pour augmenter ses ventes. À ce sujet, j’explique son fonctionnement dans cet article ou donne quelques exemples dans celui-ci.

Le retargeting, c’est ce que Facebook vous permet de faire à travers les audiences personnalisées. Concrètement, ces audiences sont composées de personnes qui vous connaissent déjà. Il peut s’agir d’individus ayant visité votre site web, faisant partie d’un fichier de clients ou encore ayant interagi avec votre page Facebook.

Autrement dit, la grande force des audiences personnalisées est de pouvoir relancer un internaute dans votre tunnel de conversion. Si vous avez un site e-commerce, vous pouvez diffuser votre publicité Facebook auprès des personnes qui ont visité la page d’un produit mais n’ont pas procédé à l’achat. Quelque part, Facebook vous donne une deuxième chance de vendre ce produit aux personnes qui semblaient intéressées.

Pour créer ces audiences personnalisées, il vous suffit de cliquer sur « Audiences » dans le menu déroulant. Sélectionnez « Créer une audience personnalisée » et faites votre choix parmi les différentes propositions.

Les audiences personnalisées permettent de réussir sa publicité Facebook

Si vous choisissez « Trafic du site web », vous devrez sélectionner votre pixel Facebook. Car c’est lui qui va enregistrer les visites sur votre site et vous permettra de recibler ces personnes. Raison pour laquelle l’installation de ce pixel est indispensable si vous optez pour cette audience.

Une fois que le pixel est en place, il ne vous reste plus qu’à créer une audience basée sur le trafic de votre site. Par exemple, vous pouvez regrouper les personnes qui ont visité une page précise au cours du dernier mois. Ou n’importe quelle personne ayant visité votre site web dans les deux dernières semaines. Bref, de nombreuses possibilités s’offrent à vous !

Lorsque vous créerez votre publicité, vous pourrez sélectionner cette audience personnalisée à l’étape « Audience » :

Réussir sa publicité Facebook grâce aux audiences personnalisées

À terme, la création d’audiences personnalisées vous permettra de définir des audiences similaires qui sont également efficaces en matière de publicité Facebook.

Un message percutant

Désormais, il est temps de se pencher sur la création de votre publicité Facebook. Et comme souvent sur les réseaux sociaux, vous allez devoir soigner votre texte afin que votre message soit le plus accrocheur et percutant possible.

Être clair et interpeller l’internaute

Pour commencer, gardez en tête que votre message doit être clair et compréhensible en un coup d’œil. N’oubliez pas que l’attention de l’internaute est extrêmement limitée. Il doit donc comprendre le sujet de votre annonce en une seconde. C’est pour cette raison que les professionnels du webmarketing recommandent des textes courts et concis.

Au-delà de la clarté de votre message, utilisez également des verbes d’action. Des termes comme « Découvrez » ou « Participez » permettent d’interpeller l’internaute. Si vous voulez qu’il clique sur votre publicité, faites en sorte de le solliciter avec des verbes de ce type. De même, la forme interrogative peut être efficace pour s’adresser à votre audience. Testez plusieurs messages et réfléchissez au plus approprié pour votre publicité en faisant de l’A/B testing.

Une offre irrésistible

Un message percutant, c’est aussi une offre irrésistible que vous devez mettre en avant. Encore une fois, partez du principe que l’internaute est submergé de publicités et qu’il ne cliquera que sur celle qui sort du lot. Votre texte doit donc présenter votre offre ou votre produit comme quelque chose d’unique et d’exceptionnel.

Pour cela, penchez-vous sur les besoins de votre cible et expliquez-lui clairement les avantages qu’elle va retirer de votre offre. Vous devez répondre au « pourquoi » en seulement quelques mots. Pourquoi doit-elle cliquer sur votre publicité ? Pourquoi ce produit est-il fait pour elle ? Pensez à ce qui vous démarque de vos concurrents et dites-le de manière brève et efficace.

Pour réussir sa publicité Facebook, il faut un message accrocheur et percutant

Dans cet exemple, Linkedin explique clairement ce que l’internaute va obtenir en utilisant sa solution Sales Navigator. « Rapprochez-vous des bons interlocuteurs » signifie qu’il va pouvoir entrer en contact avec des personnes qui vont développer son business. Avec ce message, l’offre se démarque et répond à un besoin précis.

Un visuel de qualité

Naturellement, réussir sa publicité Facebook passe par un visuel travaillé et attirant. Au-delà du message, un design de bonne qualité tapera dans l’œil des internautes et les incitera à s’arrêter sur votre publicité.

De la couleur et de l’humain

D’une manière générale, les visuels qui attirent l’attention sont ceux qui contiennent des couleurs vives et dynamiques (vous aurez noté que la publicité de Linkedin est un parfait contre-exemple). Quel que soit le thème de votre publicité Facebook, optez pour des tonalités qui contrastent avec le fil d’actualité. Le but est d’attirer le regard de l’internaute et de lui faire oublier ce qui existe autour de votre post.

Cela dit, n’utilisez pas toutes les couleurs de l’arc-en-ciel sous prétexte que votre publicité doit être visible. Parfois, quelques couleurs chaudes ou une pointe de « flashy » suffisent pour capter l’attention.

L’autre élément d’un visuel qui marche, c’est l’humain. De nombreuses études démontrent que la présence d’êtres humains – plus exactement de visages, de sourires et d’expressions – sur une publication a tendance à attirer le regard. Après tout, Facebook reste un réseau social. Par définition, les internautes veulent y retrouver de l’humain. Ils seront donc susceptibles de cliquer plus facilement sur votre publicité si celle-ci en contient. Même s’il s’agit d’une publicité pour télécharger un livre blanc, n’hésitez pas à jouer la carte sociale.

La règle du texte

Pour réussir votre publicité Facebook, vous devrez prêter attention à une règle coriace qui consiste à ne pas abuser du texte sur le visuel. Facebook le précise de manière claire lorsque vous créez votre publication : « Pour maximiser la diffusion de publicités, utilisez une image qui contient peu ou pas de texte superposé. »

Longtemps connue sous le nom de « règle des 20% » car le visuel ne devait pas contenir plus de 20% de texte, cette règle a contrarié de nombreuses entreprises. Avec le temps, Facebook est devenu un peu plus souple mais continue de vérifier les abus. Ainsi, lorsque votre publicité sera prête, son image sera passée au peigne fin pour calculer la densité de texte qu’elle contient. Vous êtes prévenu !

Vous aurez peut-être remarqué que cet article ne fait pas référence au budget à prévoir dans le cadre d’une publicité Facebook. Bien que cet élément soit important, je souhaitais surtout aborder les étapes de mise en place et d’édition qui sont souvent bâclées.

Faut-il continuer de publier des articles en été ?

Faut-il continuer de publier des articles en été ?

par Webmarketing 0 commentaire

Ça y est, l’été est arrivé ! Les jours se rallongent, le soleil tape fort et tout le monde part en vacances. Du coup, vous vous demandez s’il est nécessaire de publier des articles sur votre blog jusqu’à la rentrée. Voici mon avis sur cette question qui revient chaque année.

Oui, il est préférable de continuer de publier en été

Malgré les départs en vacances et la baisse du trafic sur votre blog, il existe deux raisons pour lesquelles il vaut mieux continuer de publier en été : l’importance de la régularité et la réputation de votre entreprise.

La régularité, un maître-mot

En matière de content marketing, la régularité n’est pas seulement essentielle. C’est un maître-mot ! Que vous soyez en été, en automne ou en hiver, vous devez vous efforcer de publier régulièrement et de vous y tenir. D’abord pour respecter votre propre planning, ensuite pour montrer à votre audience que l’été n’affecte pas votre qualité de travail.

Le manque de régularité fait partie des 7 péchés capitaux du content marketing. Dans la mesure du possible, il faut le combattre pour pouvoir fidéliser votre audience et lui prouver que vous restez actif durant les vacances d’été.

Par ailleurs, la régularité est un élément décisif pour votre référencement naturel. Plus vous montrez aux robots de Google que vous publiez régulièrement des articles et mettez à jour votre blog, plus ils signaleront qu’il s’agit d’un blog actif. Par conséquent, Google estimera que votre site web est intéressant pour les internautes. Il le classera parmi les sites pertinents et le fera peut-être remonter dans les résultats de recherche.

Publier des articles en été permet d'améliorer son SEO

Une question de réputation

Publier en été, c’est aussi une question de réputation pour votre entreprise. En montrant que vous continuez de poster des articles et d’intervenir sur des sujets liés à votre secteur, vous vous positionnez comme une entreprise crédible et sérieuse.

Malgré l’arrivée de l’été et les départs en vacances de vos employés, vous montrez que cela ne vous empêche pas de produire des contenus et que vous êtes en mesure de maintenir un rythme de publication correct.

Vous passez pour une société organisée car vous avez su anticiper cette fameuse période et avez pris les devants pour garder votre blog actif. Ce qui n’est peut-être pas le cas de vos concurrents sur qui vous prenez alors une petite longueur d’avance.

Bien entendu, cela ne veut pas dire que votre entreprise est flemmarde et incompétente si vous arrêtez de publier… Vous avez certainement vos raisons de faire une pause et personne ne vous demande de vous justifier. Toutefois, continuer de publier en été est un véritable gage de fiabilité et d’organisation au sein de l’entreprise. Votre clientèle cible constatera que vous êtes capable de faire face aux périodes de sous-effectif que constituent les vacances scolaires. Ça vaut le coup d’améliorer sa réputation, non ?

⇒  Lire aussi : Pourquoi créer un blog d’entreprise ?

Néanmoins, il faut adapter sa ligne éditoriale

L’été n’est pas une période comme les autres. Même si vous continuez de publier des articles sur votre blog, il vous faudra adapter votre ligne éditoriale. Dans ce cadre, la fréquence de publication et les sujets abordés seront les deux éléments que vous pourrez ajuster.

Diminuez le rythme

À l’approche de l’été, vous devez prendre conscience que votre audience va être de moins en moins active. Que ce soit sur votre site web ou vos réseaux sociaux, vous allez observer une diminution du trafic et de l’engagement. La raison est simple : de fin juin à fin août, votre clientèle cible sera moins connectée. Qu’ils partent en vacances ou qu’ils restent sur leur lieu de résidence, les Français ont l’habitude de délaisser les écrans durant l’été. Ils préfèrent se déconnecter et profiter du soleil. Normal, me direz-vous.

En été, les ordinateurs sont souvent éteints

En été, les ordinateurs sont souvent éteints…

 

C’est la raison pour laquelle il est préférable de ralentir votre rythme de publication. Sans tomber dans l’excès, vous pouvez par exemple diminuer de moitié. Si vous publiez 4 articles par mois au cours de l’année, vous pouvez passer à 2 articles par mois. Il n’y a pas vraiment de vérité absolue. Cela dépend de vos habitudes, de votre activité et surtout de votre cible. À vous de définir le rythme que vous allez mettre en place en été.

La seule chose que vous devez retenir, c’est qu’il est inutile de s’acharner et de publier des nouveaux articles tous les jours. Vous gaspillerez de l’énergie pour un résultat qui ne sera pas à la hauteur de vos attentes puisque votre audience ne sera pas aussi attentive que d’habitude.

Variez les sujets

Adapter sa ligne éditoriale durant l’été, c’est aussi varier les sujets et s’attaquer à des thématiques plus légères. En été, les internautes ont tendance à « poser le cerveau » et n’ont pas forcément envie de lire des articles techniques et poussés. Privilégiez des sujets qui demandent moins de réflexion et de concentration.

Naturellement, certains secteurs se prêtent mieux que d’autres à l’humour et la détente. Entre une entreprise spécialisée dans le tourisme et une autre qui évolue dans le domaine des pompes funèbres, on ne peut pas dire que tout le monde est sur le même pied d’égalité… Cela dit, quel que soit votre secteur d’activité, il y a toujours moyen de trouver des sujets plus décalés.

Adapter sa ligne éditoriale durant l'été, c'est aussi varier les sujets et s'attaquer à des thématiques plus légères. Cliquez pour tweeter

 

D’ailleurs, rien ne vous oblige à tomber nécessairement dans le comique. Vous pouvez très bien utiliser l’été comme fil conducteur de vos articles. À titre d’exemple, une entreprise évoluant dans l’aménagement de la maison pourra publier des contenus originaux sur le mobilier de jardin et d’extérieur. Avec de tels articles, elle variera ses sujets et sera en phase avec la période estivale.

Toutefois, si vous n’arrivez vraiment pas à trouver des idées d’articles qui sortent de l’ordinaire, sachez que certaines entreprises profitent de l’été pour republier des anciens articles sur les réseaux sociaux ou en faire des dossiers thématiques. Il s’agit généralement de contenus qui ont eu du succès lors de leur première publication. Faites un tour sur Google Analytics et jetez un coup d’oeil aux articles qui ont généré le plus de trafic. Vous pourrez les ressortir au cours de l’été.

 

⇒  Lire aussi : Comment trouver des idées d’articles pour son blog ?

 

Le marketing digital demande des capacités d'analyse

Interview : Lucas Maere, consultant en marketing digital

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Consultant en marketing digital, Lucas Maere accompagne les entreprises dans leur stratégie d’acquisition. Dans cet entretien, il nous explique comment générer des leads et tenter de les convertir en clients.

Bonjour Lucas. Avant de répondre à mes questions, peux-tu te présenter et expliquer ton activité ?

Salut Paul ! J’ai 28 ans et après trois années à évoluer dans des services marketing en institut d’études puis en startup, je suis devenu consultant en webmarketing. Le gros de mon activité consiste à définir et déployer des stratégies d’acquisition de clients auprès de TPE et PME.

Dans le marketing digital, il existe un enjeu majeur : générer des leads. Pour commencer, est-ce que tu peux expliquer ce qu’on appelle un « lead » pour une entreprise ?

Bien sûr. D’ailleurs, clarifier la définition de certains termes techniques est une règle que j’essaie de m’imposer lorsque je commence à échanger avec un prospect un peu éloigné de ce sujet au quotidien.

Pour moi, le terme « lead » définit une personne qui prend l’initiative de nous laisser des coordonnées succinctes et qui témoigne donc d’un certain intérêt pour ce que réalise notre société. Lorsqu’on décide de mettre en place une stratégie d’inbound marketing, l’un des indicateurs majeurs à suivre est donc notre capacité à générer du lead.

Mais il ne faut surtout pas négliger notre aptitude à savoir nourrir et qualifier ce lead. Car si cette phase est mal exécutée, on ne sera pas en mesure de générer du chiffre d’affaires. En ce sens, j’ai l’habitude de considérer un lead comme un prospect après qu’il ait réagi positivement à un certain nombre de stimulations. Et ce n’est qu’à ce moment-là qu’on entre dans une phase commerciale plus directe.

Le lead cycle fait partie des enjeux du marketing digital

Générer des leads est donc capital pour développer un business. Pour cela, il faut avoir un site web optimisé…

Tout à fait, c’est d’ailleurs un thème que je passe beaucoup de temps à expliquer à mes clients. Inutile de chercher à remplir un panier percé. Typiquement, il m’est déjà arrivé de tempérer des budgets dédiés à l’acquisition de trafic afin de se concentrer dans un premier temps sur l’ergonomie du site, de tester différents CTA (boutons d’appel à l’action).

J’ai d’ailleurs constaté que certains sites nouaient des relations complexes avec les CTA (rires). Certains ont tendance à multiplier outre mesure les appels à l’action, alors qu’à l’inverse d’autres minimisent leur visibilité en intériorisant, à tort, l’aspect diabolique de ces derniers. En vérité, un CTA doit servir de GPS au lecteur. Un CTA par écran fonctionne généralement très bien.

En termes d’acquisition, je n’appuie sur la pédale qu’après avoir constaté un taux de conversion satisfaisant. Et si le site dont je m’occupe ne dispose pas encore d’un volume de trafic suffisant pour avoir des données significatives, je vais privilégier des campagnes de retargeting.

 

« Un CTA doit servir de GPS au lecteur. »

 

Sur un site, proposer le téléchargement d’un livre blanc est un excellent moyen de générer des leads. Préconises-tu cette technique ?

Personnellement, je conseille rarement ce genre d’initiative. Je préfère permettre au lecteur de télécharger un contenu plus court et plus facilement actionnable (un plan d’action, une checklist, un guide, un template…). D’après mon expérience, un livre blanc attire plus de concurrents et moins de potentiels clients. Surtout, ça nécessite un investissement en termes d’heures assez conséquent.

Après, je sais que tu ne partages pas forcément mon avis sur les livres blancs. Et je ne doute pas que certains ont, grâce à ce levier, obtenu de très bons résultats. Mais de mon côté, c’est sur des « lead magnets » moins théoriques que j’ai eu mes meilleurs résultats.

Il y a une technique classique mais efficace que tu préfères sans doute : l’inscription à la newsletter !

Oui, bien sûr ! Elle s’essouffle moins vite que beaucoup de personnes ne l’avaient prédit. Lorsqu’on prend le parti de créer une newsletter régulière, positionnée sur une niche et avec un angle bien précis et identifiable, la liste grandit lentement mais sûrement. Pour peu qu’on mette en avant un peu de preuve sociale comme « Rejoignez plus de 700 marketeurs avertis », ça finit par marcher car le FOMO* est peut-être le biais cognitif du siècle.

*Fear of Missing Out (peur de manquer quelque chose)

En marketing digital, la newsletter permet de garder un lien avec les leads

Que penses-tu des extensions incitant l’internaute à s’inscrire à la newsletter ou télécharger un contenu ?

Pour tout te dire, il y a quelques mois j’ai testé l’apparition d’une pop-up centrale se déclenchant au bout de quelques secondes de visite sur certaines pages. La pop-up incitait les gens à télécharger un de mes « lead magnets ». Résultat ? La différence de téléchargements par rapport au volume de visites enregistrées indiquait que cette stratégie marchait significativement mieux. Donc je suis tenté de te dire que placer ce type de pop-up marche bien, quel que soit ton secteur.

Mais une fois le test terminé, j’ai appliqué le fait de ne pas faire aux autres ce que je n’aimerais pas qu’on me fasse. Étant donné qu’à titre personnel, je suis maniaque sur tout ce qui touche à la productivité, je hais toutes les secondes perdues à cliquer sur des croix pour fermer des pop-ups qui m’empêchent de lire le contenu d’une page que je visite. C’est pour ça qu’à présent, mes pop-ups ne se déclenchent qu’après qu’un lecteur ait cliqué volontairement sur un bouton ou s’affichent sur un côté de l’écran sans entraver la lecture. Et je n’ai pas les chiffres, mais je suis presque sûr que mon taux de conversion a un peu fléchi sur ces pages.

Une fois que tu as capté quelques coordonnées, quelles actions vas-tu mettre en place pour convertir tes leads en prospects voire en clients ?

Personnellement, je suis passionné par tout ce qui touche au web analytics et un de ses commandements sacrés consiste à identifier la provenance précise du lead. Selon cette information, je vais ensuite envoyer à ce lead un ou deux emails automatisés. Ces emails entrent davantage en profondeur dans les solutions à appliquer pour répondre au problème présumé du lead.

Le dernier email de cette série propose en général d’aller plus loin : s’inscrire gratuitement à une deuxième série d’emails gratuite ou à la présentation de prestation payante. Après, dans les structures à la cellule commerciale développée, il est conseillé de transmettre les leads qualifiés en prospects à un des commerciaux afin de mettre de l’humain dans le process.

 

« Un des commandements sacrés du web analytics consiste à identifier la provenance précise du lead. »

 

En parlant de ça, lorsque tu entres en contact avec tes leads, il existe une erreur à ne surtout pas commettre : avoir un message trop commercial…

Il faut en effet savoir se détacher des premières impressions que l’on peut se faire à la lecture de son historique et s’obliger à écouter son interlocuteur. En règle générale, lors de ces premières conversations, c’est celui qui écoute le plus qui conduit et mène l’entretien.

As-tu déjà fait fuir un lead à cause d’une démarche trop commerciale ?

Oui, totalement. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai commencé à intégrer une seconde séquence d’emails pour ne conserver dans ce tunnel que les leads les plus intéressés. De plus, lorsque j’échange au téléphone, j’ai encore tendance à coucher le premier soir (rires). Autrement dit, à donner mon tarif trop rapidement.

Plus sérieusement, ayant tendance à rapidement m’enthousiasmer, je me suis rendu compte qu’essayer de faire visualiser une solution marketing précise à déployer était contre-productif. Mon interlocuteur va avoir naturellement tendance à freiner mon enthousiasme en mettant en avant les contraintes qu’il pense que j’ignore. Dans un sens, il n’a pas tort ! Ça fait quand même présomptueux de penser qu’en quelques minutes, je peux sortir un plan d’action auquel lui et son équipe n’avaient pas encore pensé.

À l’inverse, quand je me contente de rester un peu plus dans la description du cadre de travail que je compte apporter pour l’aider à croître, en donnant seulement des exemples concrets déployés dans d’autres industries, ça va davantage le stimuler intellectuellement et lui donner envie de creuser notre collaboration. Montrer aux gens comment penser est plus puissant que de leur montrer quoi penser.

Convertir un lead en client est une des grandes difficultés du marketing digital

Au final, le plus difficile est de lui faire comprendre qu’il a un véritable besoin sans essayer de vendre tes services à tout prix. Quelque part, il faut l’éduquer.

C’est ça. Après, l’enjeu est aussi de te fixer des limites entre ce que tu donnes ou fais gratuitement et ce que tu fais payer. Car je mets un point d’honneur à toujours apporter beaucoup plus de valeur à une personne qui m’aura fait confiance en signant un devis.

Tu travailles dans le domaine du sport avec notamment des salles de fitness. Quel est leur rapport au webmarketing ?

On ne peut rien te cacher ! En effet, j’ai une appétence pour ce secteur car j’ai toujours été en contact plus ou moins intense avec celui-ci, que ce soit en tant que sportif, en collaborant avec le département de sponsoring sportif en institut ou encore en développant des projets tournant autour du sport. Du coup, à mes débuts en tant que freelance, j’avais ciblé les propriétaires de salles de sport dans une campagne de cold emailing et commencé à travailler avec certains d’entre eux. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est que ce sont souvent des personnes qui ont des mentalités de sportifs et sont donc prêtes à progresser. Elles apprécient également le fait d’avoir accès facilement au ROI des actions entreprises.

La difficulté, c’est peut-être le fait de déconstruire la légende associée aux termes « webmarketing » ou « growth hacking ». J’ai l’impression que nombreux sont ceux qui pensent qu’il suffit d’implémenter une tactique à la mode pour croître indéfiniment. J’essaie justement d’apporter une vision un peu plus globale en cherchant à optimiser un système de vente, plutôt que d’aller investir à l’aveugle la dernière plateforme du moment ou de débuter sans consistance une nouvelle technique.

 

« Nombreux sont ceux qui pensent qu’il suffit d’implémenter une tactique à la mode pour croître indéfiniment. »

 

Y a-t-il d’autres difficultés que tu rencontres dans ce secteur ?

Je ne te cache pas qu’on est sur un secteur qui n’enregistre pas de transactions en ligne et où les volumes de trafic ne sont pas immenses. Du coup, c’est loin d’être l’industrie la plus challengeante en termes de niveau d’exigence.

En mars dernier, tu étais au Salon du Fitness à Paris. Qu’est-ce que cet événement t’a apporté dans ta connaissance de leurs besoins en webmarketing ?

C’était la première fois que j’y allais et j’en ai profité pour rencontrer des professionnels de divers bords. Du coup, j’ai eu la confirmation que dans quasiment toute la France, les propriétaires indépendants commencent à subir la concurrence accrue des acteurs low-cost qui ne cessent de mailler le territoire. Dans ce contexte, leur stratégie marketing doit les aider à augmenter la valeur perçue de leur offre. Le marché du fitness se structure et seules les marques fortes continueront d’avoir un rôle à jouer.

Un des enjeux est également d’arriver à réconcilier les données des opérations digitales menées avec les ventes réalisées plus tard en salle. Car une fois cela réalisé, c’est plus simple de convaincre les propriétaires de dépenser un peu plus sur les régies publicitaires de Facebook ou Google.

D’une manière générale, recommandes-tu les salons professionnels pour rencontrer des entreprises et générer des leads ?

Disons que pour des indépendants qui ne font pas valoir de structure derrière, il peut être intéressant de se rendre au sein de salons dédiés aux industries correspondant à notre cible. En revanche, c’est plus compliqué de tirer son épingle du jeu sans stand sur un salon webmarketing. En définitive, il vaut mieux aller pêcher au Salon du Poisson qu’au Salon du Pêcheur (rires).

 

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